14 : 30 : 52
C'était exactement l'heure qu'affichait l'horloge posée sur mon bureau lorsque je la regarda pour la énième fois. Il n'y avait pas un chat, le cabinet était aussi vide qu'un désert à temps de canicule. Je disposais de 30 mètres carrés vides de carrelage pour faire ce que je désirais. Mon patron était dans son bureau, enfermé et seul. Je ne m'inquiétais pas car je savais ce qu'il faisait là-dedans pour l'avoir un jour, alors que je passais devant par hasard, entendu parler seul sur des théories de narcisme. Mais il n'est pas fou, c'est juste un psychiatre méconnu.
14 : 31 : 19
Le temps passe a une vitesse foudroyante, déjà 1 minute et toujours la même envie de partir en courant.
14 : 33 : 27
Bon, personnes depuis une heure 17 minutes. Je regarde vers la porte du bureau de mon patron, pas un signe de vie. Je m'approche et j'entend sa voix :
"Nous sommes tous narcissiques. Ce qui nous attire le plus chez la personne qu'on aime, c'est nous même. Il paraîtrait que La Joconde soit..."
Je m'éloigne aussi discrètement que je me suis approchée et me réassoit sur ma chaise bien décidé à ne plus bouger mes fesses. J'ouvre mon tiroir et sors mon baladeur et un magazine sur les dernières tendances. Généralement, c'est pas trop le genre de trucs sur lequels j'accroche mais je l'avais piqué sur la table basse en verre de la salle d'attente. Je fais un peu de place pour poser mon magazine au milieu des dossier de patients et mets Oasis en feuilletant mon magazine.